Archives mensuelles : mars 2015

Politique en France

flickr.com / Allie_Caulfield

La politique est l’affaire de tous. Elle l’est d’autant plus dans la vie politique de la France, héritée des débats des Lumières et de la Révolution de 1789 et qui ne cesse de renouveler ses problématiques à la lumière des questions et des enjeux de notre temps Ainsi, « comprendre » la politique, ce n’est pas seulement percevoir les stratégies des acteurs de vie publique mais bel et bien s’interroger sur les mutations, mais également sur les permanences d’une société vivante en quête de progrès.
En France, à l’heure actuelle, les institutions sont régies, et ce depuis 1958 par la Constitution de la Ve République, voulue par le général de Gaulle et peu modifiée depuis lors. C’est dans ce cadre que la vie politique du pays se développe aujourd’hui. Les Hommes au pouvoir, ainsi que ceux qui aspirent à l’être doivent respecter son fonctionnement et leurs prérogatives sont définies, et limitées par ce texte. C’est une donnée que tout observateur de la vie publique se doit d’avoir toujours à l’esprit.
Fort de ce constat, notre blog a pour ambition d’offrir aux internautes de larges possibilités de compréhension de la vie politique française à travers les différents contenus proposés afin de leur permettre d’appréhender au mieux les enjeux des débats politiques qui animent aujourd’hui l’Hexagone.

Egypte: six morts, dont trois policiers, dans des violences à Port-Saïd

Une foule transporte le 4 mars 2013 le cercueil d’une des victimes des heurts survenus avec la police dans la nuit à Port-Saïd(©AFP)
Un bâtiment des services de sécurité a été incendié lundi à Port-Saïd, une ville du nord-est de l’Egypte en proie à des troubles depuis des semaines, où six personnes dont trois policiers ont été tuées lors de violences dans la nuit de dimanche à lundi.

L’incendie, qui a démarré au rez-de-chaussée de l’immeuble, entraînait d’importantes émissions de fumée tandis que des heurts se poursuivaient dans les rues avoisinantes, a constaté un correspondant de l’AFP, faisant état également d’un incendie au premier étage du siège du gouvernorat.
Des incidents se sont également produits au Caire lundi près de la place Tahrir.
A Port-Saïd, des milliers de personnes ont participé lundi aux funérailles des trois victimes civiles de la nuit, lançant des slogans hostiles aux autorités et au président islamiste Mohamed Morsi, comme « le ministère de l’Intérieur est lâche » ou « dégage! dégage! ».
Les affrontements avaient éclaté dimanche, après la décision du ministère de l’Intérieur de transférer hors de la ville 39 prisonniers attendant leur verdict, prévu samedi, dans un procès concernant des violences qui ont fait 74 morts après un match de football à Port-Saïd en février 2012.
Selon le ministère de l’Intérieur, des inconnus ont tiré « de manière aléatoire » aux abords d’un commissariat, tuant deux membres de la police anti-émeutes. Trois autres personnes ont également été tuées, selon les services de secours qui ont fait état de 586 blessés.
Un troisième policier a succombé à ses blessures lundi, portant le bilan à six morts dont trois policiers, selon l’Intérieur qui a accusé des éléments inconnus d’avoir ouvert le feu sur la police et l’armée, « dont plusieurs membres ont été blessés (…) afin de provoquer des divisions. »
Port-Saïd, située à l’extrémité nord du canal de Suez, est affectée depuis trois semaines par une grève générale, mais le trafic sur ce canal stratégique n’a pas été touché.
En janvier, la condamnation de 21 personnes, en majorité des supporteurs de football de Port-Saïd, à la peine capitale dans un premier procès pour les violences d’après match il y a un an, avait provoqué des affrontements dans la ville. Quarante personnes avaient été tuées.
Heurts près de Tahrir
Au Caire, après des heurts nocturnes entre policiers et manifestants près de la place Tahrir, dans le centre, des dizaines de jeunes ont lancé notamment des pierres contre les bus publics lundi après-midi, a constaté un journaliste de l’AFP.
Un véhicule de la police a été incendié sur un pont près de Tahrir, les manifestants empêchant ambulances et pompiers de l’approcher.
L’Egypte a régulièrement été agitée par des violences parfois meurtrières ces derniers mois, souvent en marge de manifestations contre le président Morsi, élu en juin, accusé d’avoir « trahi la révolution » et de ne pas parvenir à faire face aux problèmes économiques.
Lundi, Amr Moussa, une figure du Front du salut national (FSN), coalition d’opposition rassemblant des mouvement majoritairement de gauche et laïc, a appelé sur Twitter au report des législatives devant commencer en avril, invoquant une « sécurité menacée à travers le pays, l’effusion de sang et une économie qui s’effondre ».
« Le report des élections est la solution », a-t-il dit, réaffirmant l’appel au boycott lancé par le FSN qui a invoqué l’absence de garanties pour la transparence du scrutin.
Le secrétaire d’Etat américain John Kerry a appelé dimanche lors d’une visite au Caire à plus « d’efforts et de compromis » pour rétablir la stabilité politique et remédier à la profonde crise économique.

Egypte: heurts entre police et manifestants à Port-Saïd et au Caire

Des manifestants brûlent un véhicule de police au Caire, le 4 mars 2013(©AFP)
Des heurts se sont à nouveau produits entre policiers et manifestants mardi à Port-Saïd, ville du nord-est de l’Egypte où six personnes dont trois policiers ont trouvé la mort dans la nuit de dimanche à lundi, ainsi qu’au Caire.

La tension était particulièrement vive aux abord d’un bâtiment des services de sécurité de Port-Saïd, incendié la veille et à nouveau en flammes mardi, a constaté un journaliste de l’AFP.
Des manifestants ont continué de lancer des cocktails molotov en direction de la police anti-émeutes qui répondait par des tirs de gaz lacrymogènes.
« Nous haïssons la police, nous ne voulons plus de sa présence », affirmait Chaaban, un manifestant de 25 ans armé d’un cocktail molotov. Des slogans hostiles à la police étaient peints sur les murs du quartier.
De nombreux véhicules blindés étaient déployés dans le reste de la ville, en particulier autour des bâtiments publics et des locaux d’entreprises.
Des informations et des rumeurs ont circulé dans la journée selon lesquelles des soldats se seraient affrontés avec des policiers, et faisant état d’un possible retrait de la police pour que la ville soit prise en mains par l’armée.
La présidence égyptienne a toutefois apporté un démenti, affirmant dans une déclaration que « la police fait son travail, et l’armée la soutient en pleine coordination ».
Des affrontements avaient éclaté dimanche, après la décision du ministère de l’Intérieur de transférer hors de la ville 39 prisonniers attendant leur verdict, prévu samedi, dans un procès concernant des violences qui ont fait 74 morts après un match de football à Port-Saïd en février 2012.
En janvier, la condamnation de 21 personnes, en majorité des supporteurs de football de Port-Saïd, à la peine capitale dans le cadre de ce même procès, avait provoqué des affrontements dans la ville. Au moins 40 personnes avaient été tuées.
Au Caire, des heurts ont également repris aux abords de la place Tahrir, dans le centre-ville, entre la police et des manifestants venus participer aux funérailles d’un militant tué en janvier lors de précédentes manifestations. La dépouille avait mis plusieurs semaines à être identifiée et autopsiée.
Ces tensions se déroulent dans un climat politique et social difficile, dans une Egypte qui s’enfonce dans une grave crise économique et où des élections législatives sont prévues fin avril.
Le pays est dirigé depuis juin 2012 par un président issu du mouvement des Frères musulmans, Mohamed Morsi, élu après une période de transition militaire qui a suivi la chute de Hosni Moubarak en février 2011.

Venezuela: un ministre demande qu’on laisse Chavez « tranquille »

Une Vénézuelienne sur son balcon à Caracas à côté d’un immense portrait du président Hugo Chavez, le 25 février 2013(©AFP/Archives)
Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Elías Jaua, a demandé samedi qu’on laisse « tranquille » Hugo Chavez qui subit un traitement contre son cancer, un jour après la confirmation par le gouvernement que le président subissait actuellement une chimiothérapie.

« Ce que nous souhaitons pour que Chavez se rétablisse et recouvre la santé, c’est qu’on le laisse tranquille. N’est-ce pas? Qu’il reçoive le traitement dont il a besoin », a déclaré M. Jaua au cours d’une cérémonie à Caracas, demandant à ses collaborateurs de favoriser le rétablissement du dirigeant.
« Ceux qui ne souhaitent pas que Chavez se rétablisse sont ceux (…) qui exercent une pression criminelle », a ajouté M. Jaua, faisant allusion à l’opposition qui accuse le gouvernement de mentir sur l’état de santé du chef de l’Etat.
Vendredi soir, après la célébration d’une messe pour la santé de M. Chavez, le vice-président, Nicolas Maduro, a révélé pour la première fois que le président, soigné à l’hôpital militaire de Caracas, subissait une chimiothérapie en « complément de traitements » auxquels il est soumis depuis le début de janvier.
M. Maduro a expliqué que M. Chavez avait « bon moral » et que les médecins avaient décidé de lui faire subir de nouvelles séances de chimiothérapie après sa quatrième opération pour son cancer en décembre à La Havane.
A la messe de vendredi assistaient des dizaines de ministres et de fonctionnaires ainsi qu’une des filles de M. Chavez, Maria Gabriela.
Samedi, la jeune femme a commenté sur Twitter une photo prise pendant la messe sur laquelle apparaît sa tristesse et qui a été publiée sur Internet.
« La tristesse? Je ne peux pas être heureuse si mon père est malade ! Mais je continue à m’en remettre à Dieu. A la prochaine messe il faudra que je danse et que je rie (…) les gens sont complètement fous », a écrit Maria Gabriela au sujet de la photo.
Le président vénézuélien, âgé de 58 ans, est rentré de Cuba le 18 février, après avoir passé 70 jours à La Havane où il a subi une intervention chirurgicale le 11 décembre pour un cancer dans la zone pelvienne diagnostiqué en 2011.
Il a subi depuis le diagnostic plusieurs cycles de chimiothérapie et de radiothérapie, la majeure partie du temps à Cuba, et après sa dernière opération à La Havane, une trachéotomie et une intubation pour l’aider à respirer à la suite d’une infection respiratoire.
Depuis son retour inattendu à Caracas le 18 février, il est hospitalisé et n’a plus été revu en public. Le gouvernement s’est contenté de publier quatre photos du président souriant dans sa chambre d’hôpital à La Havane.
L’opposition vénézuélienne a demandé que le président se montre en public ou renonce à ses fonctions au cas où il ne serait plus en mesure de les assumer.
Le gouvernement accuse pour sa part l’opposition de propager des rumeurs et de tenter de « déstabiliser » le pays.

Les Etats-Unis au bord d’une cure d’austérité massive

Indicateurs de la dette, de la croissance et du chômage aux États-Unis(©AFP)
Le président américain Barack Obama a convoqué les chefs de file du Congrès à la Maison Blanche, sans guère d’espoir d’éviter le déclenchement dès vendredi d’une cure d’austérité qui risque de peser sur la croissance de la première économie mondiale.

Le dirigeant va recevoir à partir de 10h05 (15h05 GMT) dans le Bureau ovale les hauts responsables de la Chambre des représentants, aux mains de ses adversaires républicains, et du Sénat, dominé par ses alliés démocrates, première réunion depuis le début de cette énième crise politico-budgétaire.
Depuis 2011, quand les conservateurs ont pris le contrôle d’une partie du pouvoir législatif, M. Obama et ses adversaires se sont affrontés sur la façon de rééquilibrer les comptes publics sur fond d’une hausse vertigineuse de l’endettement de la première économie mondiale, actuellement à plus de 16.000 milliards de dollars.
Faute d’accord de fond, les deux parties ont trouvé des solutions temporaires. L’idée, émise à la mi-2011 par la Maison Blanche et entérinée par les républicains, était de mettre en place des coupes automatiques dans les dépenses censées être suffisamment douloureuses pour inciter à négocier une solution.
C’était sans doute faire preuve de trop d’optimisme vu l’intransigeance persistante de chaque côté: M. Obama accepte le principe de coupes dans les dépenses, mais exige aussi que les plus riches paient davantage d’impôts.
Il s’agit d’un chiffon rouge pour les républicains qui ont déjà consenti en janvier, lors d’un précédent marchandage, à un alourdissement de la pression fiscale sur les Américains les plus aisés.
Les républicains responsables du blocage, assure Obama
« Le président a déjà eu ses hausses d’impôts », a martelé le président de la Chambre, John Boehner, jeudi. « Combien d’argent voulons-nous encore voler aux Américains pour financer encore plus d’Etat? Je dis zéro », a-t-il lancé.
La présidence démocrate sonne l’alarme depuis des jours sur les conséquences concrètes d’une amputation de 85 milliards de dollars sur les sept derniers mois de l’année budgétaire, soit 8% pour la défense et 5% pour les autres postes, en parlant de mises au chômage partiel de fonctionnaires et de dérèglements des services publics.
Mais M. Obama a pris le risque de froisser ses adversaires jeudi soir en les dépeignant comme les uniques responsables du blocage. Ils ont pris le parti de « menacer notre économie avec un ensemble de coupes budgétaires automatiques et arbitraires qui vont nous coûter des emplois et ralentir la reprise », a-t-il accusé, poursuivant la bataille des relations publiques que les deux camps pratiquent.
La veille, le président avait pourtant expliqué que les coupes n’auraient pas forcément un effet brutal mais prendraient de l’ampleur au fil des semaines. Le Fonds monétaire international a estimé à 0,5 point de pourcentage l’effet négatif de cette rigueur sur la croissance, déjà convalescente.
Le dispositif prévoyant cette austérité stipule que ce sera à M. Obama de la signifier formellement à son administration avant 23h59 vendredi soir (04h59 GMT samedi). Le gouvernement va commencer à envoyer des lettres à des centaines de milliers de fonctionnaires pour les prévenir de potentiels congés sans solde.
Cette crise devrait bientôt s’additionner à une autre, encore plus lourde de menaces: le financement de l’Etat fédéral pour les derniers mois de l’exercice 2013, qui devra faire l’objet d’un vote au Congrès avant le 27 mars, faute de quoi des services publics fermeront purement et simplement.
Le chef des démocrates au Sénat, Harry Reid, a espéré que cette nouvelle hausse des enjeux inciterait enfin les deux camps à s’entendre.

En Roumanie, le russe Mechel porte un nouveau coup à la sidérurgie européenne

Des pièces à l’abandon sur le site de Braila , le 1er mars 2013, en Roumanie(©AFP)
Après Florange en France, Liège en Belgique, la sidérurgie européenne souffre d’une nouvelle plaie ouverte: en Roumanie, la vente expéditive par le géant russe de l’acier Mechel de cinq unités pour 52 euros à une société quasi inconnue menace des milliers d’emplois.

Mechel, détenu par l’homme d’affaires russe Igor Ziouzine, a vendu cinq usines réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 850 millions d’euros à Invest Nikarom, société déficitaire spécialisée dans le commerce d’équipements qui compte à peine trois salariés et un chiffre d’affaires de 340.000 euros.
« Un petit poisson d’aquarium avale une baleine », a dénoncé le quotidien roumain Adevarul.
Les quelque 4.000 salariés ont appris la vente par la presse.
Il y deux mois, le Parlement européen invitait la Commission à surveiller de près l’évolution d’usines sidérurgiques menacées en Europe dont les cinq du groupe Mechel, à Braila (est), Campia Turzii (nord-ouest), Buzau, Otelul Rosu et Targoviste (centre).
La production sidérurgique roumaine a chuté de cinq à trois millions de tonnes entre 2008 et 2012. 10.000 emplois ont disparu.
Même si les usines Mechel en Roumanie, dont la production est suspendue depuis décembre, accumulaient des pertes de dizaines de millions d’euros, « la transaction soulève des questions car la société Nikarom n’a pas la puissance financière pour faire repartir ces combinats », souligne le quotidien économique Ziarul Financiar.
Flou sur l’avenir
Les annonces du ministre de l’Economie roumain, Varujan Vosganian, indiquant que Nikarom compte faire repartir l’activité le 10 mars à Targoviste et Buzau n’ont pas réussi à rassurer.
D’autant que le flou demeure sur le sort de Campia Turzii et Braila, déjà rongées par des vagues de licenciements.
« Nous craignons qu’Invest Nikarom soit un paravent qui permette à Mechel de licencier à la pelle puis de démembrer les usines pour vendre de la ferraille comme ils ont commencé à le faire sans assumer aucune responsabilité sociale », indique à l’AFP Constantin Iarca, chef de file du syndicat Metal 94 au laminoir de Braila.
Invest Nikarom est contrôlé par Viktor et Svetalana Chumakov, les parents de la représentante de Mechel en Roumanie.
Malgré de nombreuses relances, ils n’ont pas répondu aux questions de l’AFP.
A Braila, un laminoir qui a livré dans le monde entier des produits métallurgiques de pointe pour les chantiers navals depuis 1920, ne compte plus que 380 employés contre 600 en 2011.
« Comment je me sens? Comme un homme qui craint de perdre l’emploi qu’il a depuis 33 ans et qui ne sait pas de quoi sera fait demain. A 55 ans qui voudra m’engager? », confie à l’AFP Gheorghe Serbanescu, un ouvrier qui s’inquiète de ne plus pouvoir payer les études de sa fille.
Son collègue Victor Mazilu, 56 ans, entré lui aussi au laminoir en 1980, partage la même angoisse.
« On ne touche pas nos salaires à temps alors que les échéances des prêts, les factures de chauffage ne peuvent pas attendre », souligne-t-il.
L’entretien se fait dans un café, la direction refusant l’accès aux locaux syndicaux.
De Braila à Campia Turzii, syndicats et salariés dénoncent une volonté de Mechel de « couler » les usines.
« Nous pouvions être rentables mais Mechel a fait porter les pertes sur le laminoir: les matières premières étaient achetées à une filiale, Mechel Services, à un prix plus élevé que sur le marché puis ce que nous produisions était acheté par une autre filiale de Mechel, Mechel Trading, à un prix sous évalué avant d’être revendu », dénonce M. Iarca.
« Nous sommes abandonnés. En France, les ministres, le président ont essayé de faire pression sur Mittal, pas ici », dit M. Mazilu.
« La préfecture, le maire, les responsables politiques répondent que c’est une affaire privée », regrette M. Serbanescu.
Une réponse également donnée par le Premier ministre social-démocrate, Victor Ponta.
Pour M. Iarca, les autorités devraient toutefois vérifier le respect des contrats de privatisation, signés avec des promesses mirifiques dans les années 2000 mais aussi sanctionner les violations des obligations sociales comme le droit à l’information des salariés.
Malgré le chômage technique, M. Serbanescu se rend tous les jours au laminoir: « c’est plus fort que moi, il faut que j’y aille. J’espère qu’un investisseur sérieux viendra car nous sommes prêts à travailler ».

Nucléaire: l’Iran et le groupe 5+1 reprennent leurs discussions à Almaty

La chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton et le chef des négociateurs iraniens pour le nucléaire, Saïd Jalili, le 26 février 2013 à Almaty, au Kazakhstan(©AFP)
Les représentants des grandes puissances et de l’Iran se sont retrouvés mercredi matin à Almaty, au Kazakhstan, après une première journée de négociations qualifiées de « réunion utile » par les pays du groupe 5+1.

Saïd Jalili, chef des négociateurs nucléaires iraniens, et Catherine Ashton, chef de la diplomatie de l’Union européenne chargée des contact avec l’Iran, se sont rencontrés auparavant pendant environ une demi-heure, selon une source iranienne.
Mardi, le groupe 5+1 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU – Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Chine – plus l’Allemagne) a présenté sa nouvelle « offre » à l’Iran lors d’une réunion qui a duré environ trois heures.
« Nous espérons que les Iraniens viendront (mercredi) en montrant de la flexibilité et une volonté de compromis. La balle est vraiment dans leur camp », avait déclaré mardi soir Michael Mann, porte-parole de Mme Ashton.
Le groupe 5+1 promet « une réduction de certaines sanctions sur le commerce de l’or, de celles concernant l’industrie pétrochimique et de certaines sanctions bancaires », en échange de concessions de Téhéran, selon une source des au sein des grandes puissances.
Cette offre reprend cependant la demande faite à l’Iran au cours de la rencontre de Bagdad, début 2012, à savoir « l’arrêt de l’enrichissement à 20% (de l’uranium), la fermeture du site de Fordo (enfoui sous la montagne et difficile à détruire, ndlr) et l’envoi du stock d’uranium enrichi à 20% » à l’étranger, selon la même source.
De son côté, Téhéran a annoncé qu’il allait faire une contre-proposition aux grandes puissances, mais insisté sur le fait qu’il refuserait de céder sur la fermeture du site de Fordo et l’envoi à l’étranger de son stock d’uranium à 20%.