Archives mensuelles : avril 2015

Autriche: l’extrême droite perd le fief de Jörg Haider, en Carinthie

Le gouverneur sortant de l’Etat régional, Gerhard Dörfler, le 3 mars 2013 en Carinthie(©AFP)
Coup de tonnerre dimanche pour l’extrême droite autrichienne qui a perdu au profit des sociaux-démocrates le fief historique de son dirigeant charismatique, Jörg Haider, décédé en 2008, à l’élection régionale anticipée en Carinthie (sud-est de l’Autriche).

Autre fait marquant, un novice en politique, malgré ses 80 ans, le milliardaire eurosceptique austro-canadien Frank Stronach, fondateur de l’équipementier automobile Magna, dont le siège est au Canada, brouille les cartes du jeu politique autrichien : avec 11,3% des suffrages, il pêche des voix dans l’électorat de tous les partis, mais plus particulièrement à l’extrême droite, ce qui pourrait battre en brèche les ambitions de son fringant dirigeant national, Heinz-Christian Strache.
Selon les résultats officiels provisoires, le candidat social-démocrate Peter Kaiser obtient 37,1% (28,8% en 2009) contre seulement 17,1% au gouverneur sortant de l’Etat régional, Gerhard Dörfler, soit une incroyable déroute avec une chute spectaculaire de plus de 27 points (44,9% en 2009) et la perte par l’extrême droite de plus de la moitié de son électorat.
Peter Kaiser, âgé de 55 ans, fait du SPÖ, après 24 ans, de nouveau le premier parti de Carinthie. Il devrait en conséquence devenir le nouveau gouverneur de la province et, en tous cas, être chargé de former le nouveau gouvernement régional. Et, il suffit au SPÖ de trouver un accord avec Les Verts pour détenir la majorité au gouvernement régional.
Les Verts, comme le SPÖ, sont en nette progression avec 11,8% (5,2% en 2009), faisant plus que doubler leur score.
Quant à la démocratie-chrétienne (ÖVP), qui au niveau fédéral fait partie du gouvernement de grande coalition dirigé par le chancelier social-démocrate Werner Faymann, elle s’en tire à moindre mal avec une légère baisse à 14,2% (16,8% en 2009). Et cela en dépit du fait que son principal dirigeant provincial, Josef Martinz, longtemps un allié de l’extrême droite, avait été condamné à cinq ans et demi de prison ferme pour corruption.
Dans l’Etat régional (Land) de Carinthie et sa capitale Klagenfurt, le seul des neuf Etats régionaux autrichiens qu’elle dirigeait et ce pour la première fois en 1989, l’extrême droite était fragilisée par de retentissantes affaires de corruption et également par l’érosion irréversible du souvenir de Jörg Haider, dont le décès remonte à plus de quatre ans. Et les dirigeants de l’extrême droite carinthienne d’aujourd’hui sont bien loin de disposer du charisme qui avait permis à leur mentor de faire entrer son parti d’alors, le FPÖ, dans le gouvernement du chancelier démocrate-chrétien, Wolfgang Schüssel, au grand dam de l’Union européenne, de 2000 à 2002.
Les héritiers carinthiens de Jörg Haider étaient d’autant plus à la peine qu’ils se présentaient divisés, sous les couleurs de deux partis rivaux, le FPK, proche du FPÖ national, de Heinz-Christian Strache, et le BZÖ, créé par Jörg Haider après avoir perdu la majorité au sein du FPÖ.
Etat régional le plus endetté d’Autriche, la Carinthie est secouée depuis des années par des affaires de corruption, la plus importante étant celle liée à la cession par l’Etat régional de la banque publique Hypo Alpe-Adria à la banque publique bavaroise Bayerische Landesbank. Un scandale dans lequel plusieurs procédures judiciaires sont en cours, les tribunaux ayant déjà rendu des verdicts de prison ferme.
Peu après sa cession, Hypo Alpe-Adria avait dû être renationalisée en catastrophe par l’Etat autrichien pour éviter la faillite de la banque. Depuis, la Bayerische Landesbank d’un côté, Hypo Alpe-Adria et l’Etat autrichien de l’autre, sont en procès avec un enjeu de quelques milliards d’euros quant à la capitalisation réelle ou supposée de l’établissement bancaire.
Le second scrutin régional de dimanche, en Basse-Autriche, près de Vienne, a été également marqué par un recul de l’extrême droite (FPÖ) qui, avec 8,2%, perd plus de deux points (10,5% en 2008).
Dans ce fief de la démocratie-chrétienne, le gouverneur sortant, Erwin Pröll, âgé de 66 ans et au pouvoir depuis 1992, a conservé sa majorité absolue, tant en voix qu’en sièges, malgré une érosion : 50,8% au lieu de 54,4 en 2009.
Quant au parti de Frank Stronach, il obtient 9,8% et, comme en Carinthie, fait ainsi son entrée au gouvernement régional, dont les membres sont désignés à la proportionnelle.
Au total, un peu moins de 1.500.000 électeurs étaient appelés aux urnes et la participation a été en baisse : 75,5% en Carinthie au lieu de 81,8% en 2009, 70,8% en Basse-Autriche (74,5% en 2008).

Tunisie: des islamistes attaquent des étudiants organisant un Harlem Shake

Le ministre tunisien de l’Education, Abdellatif Abid, le 24 décembre 2011(©AFP/Archives)
Une dizaine de militants islamistes radicaux ont investi mercredi matin l’Institut des langues Bourguiba à la cité El Khadra de Tunis, provoquant une bagarre pour tenter d’empêcher la tenue d’une mise en scène du buzz planétaire en ligne « Harlem Shake » organisée par les étudiants.

A l’arrivée des intrus, accompagnés de femmes voilées, les étudiants de l’Institut des langues ont commencé à scander « Dégage ! Dégage ! », déclenchant des affrontements à coups de poings, a constaté une journaliste de l’AFP.
« Nos frères sont tués en Palestine par les Israéliens, et vous, vous dansez! », a lancé l’un des assaillants, vêtu d’une tenue militaire et tenant à la main un cocktail Molotov qu’il n’a pas utilisé.
Finalement, les militants islamistes ont quitté les lieux et les étudiants ont pu filmer leur « Harlem Shake ».
La cité El Khadra de Tunis est un bastion de la mouvance radicale salafiste. De nombreuses pages proches de ce courant et d’autres groupes islamistes ont dénoncé le « Harlem Shake », le jugeant indécent et non-conforme à l’islam.
L’une de ces vidéos, réalisée samedi dans la cour d’un lycée de Tunis, avait déjà provoqué la colère du ministre de l’Education, Abdellatif Abid, qui a ordonné une enquête.
En réaction, le site de son ministère a été piraté et un appel a été lancé sur les réseaux sociaux pour la tenue d’un « Harlem Shake » géant vendredi devant le ministère de l’Education.
La chanson électro-dance « Harlem Shake » du DJ américain Baauer sert de base à un mème (phénomène viral sur Internet), dont se sont emparés en deux semaines plusieurs dizaines de milliers d’internautes sur le site de partage de vidéos Youtube. Sur les vidéos, on peut voir plusieurs personnes, déguisées à outrance ou dénudées, danser de façon frénétique.
Le buzz a été lancé par un groupe d’adolescents australiens qui ont mis en ligne sur YouTube une vidéo de 30 secondes intitulée « The Harlem Shake v1 (TSCS original) », et qui a été visionnée près de 16 millions de fois depuis le 2 février.

Crise en Egypte: Kerry veut « plus d’efforts », annonce une aide économique

Le secrétaire d’Etat américain John Kerry (3e d) à son arrivée à Ryad, le 3 mars 2013(©Pool/AFP)
Le secrétaire d’Etat américain John Kerry a demandé dimanche à l’Egypte de redoubler ses efforts pour rétablir la stabilité politique et remédier à sa profonde crise économique, tout en apportant 250 millions de dollars d’aide au président Mohamed Morsi.

Le nouveau patron de la diplomatie américaine a bouclé sa première visite au Caire par plus de deux heures d’entretiens avec M. Morsi, dont la moitié en tête-en-tête.
Juste avant de quitter l’Egypte pour Ryad, où il est arrivé dans la soirée, M. Kerry a réclamé au Caire « davantage d’efforts et de compromis pour rétablir l’unité, la stabilité politique et la santé économique en Egypte ».
Le ministre américain s’est félicité d’entretiens « francs et constructifs » avec le président islamiste élu en juin 2012 et a insisté sur « l’étape particulièrement cruciale des législatives » prévues fin avril pour « la transition démocratique de l’Egypte ».
Surtout, pour épauler le pays le plus peuplé du monde arabe face à sa grave crise économique, M. Kerry a octroyé 250 millions de dollars d’assistance, dont 190 millions pour soutenir le budget égyptien et 60 millions pour un fonds américano-égyptien d’appui aux entreprises.
Ces 190 millions font partie d’une première tranche de 450 millions de dollars destinés à l’Egypte et pour lesquels le Congrès américain a donné son feu vert il y a une semaine, au terme de mois de négociations entre le gouvernement de Barack Obama et les parlementaires américains.
Au printemps 2011, après la révolution égyptienne, le président Obama avait promis un allègement de la dette de l’Egypte vis-à-vis des Etats-Unis, à hauteur d’un milliard de dollars, une somme ventilée en deux tranches de 450 et de 550 millions de dollars.
Cette première aide, a souligné M. Kerry, est accordée après « des assurances du président Morsi » quant à la mise en oeuvre de réformes pour l’obtention d’un prêt de 4,8 milliards de dollars auprès du Fonds monétaire international (FMI), retardé en raison des violences politiques en Egypte.
D’après le ministre des Finances El-Morsi El-Sayed Hegazy, Le Caire pourrait s’entendre avec le FMI avant les législatives, mais nombre d’analystes pensent qu’il faudra attendre le prochain Parlement en juillet.
Pour continuer d’aider, Washington attendra que les engagements de réformes soient suivis d’effets, tant sur le volet politique (démocratisation, droits de l’Homme, société civile) que sur l’économie, expliquent des diplomates américains.
« Les Etats-Unis peuvent et veulent faire plus », a martelé M. Kerry.
Samedi, il a jugé « essentiel » de remettre en marche l’économie égyptienne, qui a vu les investissements étrangers et le tourisme s’effondrer.
Deux ans après la chute du régime autoritaire et pro-occidental de Hosni Moubarak, renversé par une révolte populaire, l’Egypte reste le deuxième récipiendaire de l’aide extérieure américaine -derrière Israël- avec 1,5 milliard de dollars, surtout pour les forces armées.
Tout le week-end, M. Kerry a vu des hommes d’affaires, des représentants de la société civile et des opposants politiques et a lié le marasme économique à l’impasse politique. Il a exhorté régime et opposition à faire « des compromis significatifs ».
M. Morsi, premier président civil d’Egypte, fait face à des crises à répétition, et le Front du salut national (FSN), principale coalition de l’opposition, a appelé à boycotter les législatives.
Pour tenter de les rassurer, M. Kerry a affirmé que son pays « ne s’ingér(ait) pas, ne pren(ait) pas position pour un gouvernement, une personne, un parti, une idéologie ».
Allié pendant 30 ans au régime Moubarak, Washington marche sur des oeufs avec « la nouvelle Egypte », M. Obama semblant privilégier sa relation avec le président égyptien. Pour les Américains, le dilemme est de soutenir les aspirations démocratiques des Egyptiens sans fâcher l’un de ses principaux alliés régionaux, lié à Israël par un traité de paix.
Arrivé tard à Ryad, M. Kerry devait dîner avec ses homologues des monarchies du Conseil de coopération du Golfe, regroupant six pays et dont l’Arabie saoudite est le chef de file. « Nous (…) lui ferons part de nos inquiétudes concernant la relation avec l’Iran et les développements en Syrie », a indiqué le ministre bahreïni des Affaires étrangères, cheikh Khaled Al-Khalifa.

Autriche: l’extrême droite perd le fief de Jörg Haider, en Carinthie

Le gouverneur sortant de l’Etat régional, Gerhard Dörfler, le 3 mars 2013 en Carinthie(©AFP)
Coup de tonnerre dimanche pour l’extrême droite autrichienne qui a perdu au profit des sociaux-démocrates le fief historique de son charismatique dirigeant, Jörg Haider, décédé en 2008, lors de l’élection régionale anticipée en Carinthie (sud-est de l’Autriche).

Autre fait marquant, un novice en politique, malgré ses 80 ans, le milliardaire eurosceptique austro-canadien Frank Stronach, fondateur de l’équipementier automobile Magna, dont le siège est au Canada, brouille les cartes du jeu politique autrichien: avec 11,3% des suffrages, il pêche des voix dans l’électorat de tous les partis, mais plus particulièrement à l’extrême droite, ce qui pourrait battre en brèche les ambitions de son fringant dirigeant national, Heinz-Christian Strache.
Selon les résultats officiels provisoires, le candidat social-démocrate Peter Kaiser obtient 37,1% (28,8% en 2009) contre seulement 17,1% au Gouverneur sortant de l’Etat régional, Gerhard Dörfler, soit une incroyable déroute avec une chute spectaculaire de plus de 27 points (44,9% en 2009) et la perte par l’extrême droite de plus de la moitié de son électorat.
Peter Kaiser, âgé de 55 ans, fait du SPÖ, après 24 ans, de nouveau le premier parti de Carinthie. Il devrait en conséquence devenir le nouveau Gouverneur de la province et, en tous cas, être chargé de former le nouveau gouvernement régional. Et, il suffit au SPÖ de trouver un accord avec Les Verts pour détenir la majorité au gouvernement régional.
Les Verts, comme le SPÖ, sont en nette progression avec 11,8% (5,2% en 2009), faisant plus doubler leur score.
Quant à la démocratie-chrétienne (ÖVP), qui au niveau fédéral fait partie du gouvernement de grande coalition dirigé par le chancelier social-démocrate Werner Faymann, elle s’en tire à moindre mal avec une légère baisse à 14,2% (16,8% en 2009). Et cela en dépit du fait que son principal dirigeant provincial, Josef Martinz, longtemps un allié de l’extrême droite, avait été condamné à cinq ans et demi de prison ferme pour corruption.
Dans l’Etat régional (Land) de Carinthie et sa capitale Klagenfurt, le seul des neuf états régionaux autrichiens qu’elle dirigeait et cela pour la première fois en 1989, l’extrême droite était fragilisée par de retentissantes affaires de corruption et aussi l’érosion irréversible du souvenir de Jörg Haider, dont le décès remonte à plus de quatre ans. Et les dirigeants de l’extrême droite carinthienne d’aujourd’hui sont bien loin de disposer du charisme qui avait permis à leur mentor de faire entrer son parti d’alors, le FPÖ, dans le gouvernement du chancelier démocrate-chrétien Wolfgang Schüssel, au grand dam de l’Union européenne, de 2000 à 2002.
Les héritiers carinthiens de Jörg Haider étaient d’autant plus à la peine qu’ils se présentaient divisés, sous les couleurs de deux partis rivaux, le FPK, proche du FPÖ national, de Heinz-Christian Strache, et le BZÖ, créé par Jörg Haider après avoir perdu la majorité au sein du FPÖ.
Etat régional le plus endetté d’Autriche, la Carinthie est secouée depuis des années par des affaires de corruption, la plus importante étant celle liée à la cession par l’Etat régional de la banque publique Hypo Alpe-Adria à la banque publique bavaroise Bayerische Landesbank. Un scandale dans lequel plusieurs procédures judiciaires sont en cours, les tribunaux ayant déjà rendu des verdicts de prison ferme.
Peu après sa cession, Hypo Alpe-Adria avait dû être renationalisée en catastrophe par l’Etat autrichien pour éviter la faillite de la banque. Depuis, la Bayerische Landesbank d’un côté, Hypo Alpe-Adria et l’Etat autrichien de l’autre, sont en procès avec un enjeu de quelques milliards d’euros quant à la capitalisation réelle ou supposée de l’établissement bancaire.
Le second scrutin régional de dimanche, en Basse-Autriche, près de Vienne, a été également marqué par un recul de l’extrême droite (FPÖ) qui, avec 8%, perd plus de deux points (10,5% en 2008).
Par ailleurs, dans ce fief de la démocratie-chrétienne, le Gouverneur sortant, Erwin Pröll, âgé de 66 ans et au pouvoir depuis 1992, a conservé sa majorité absolue, tant en voix qu’en sièges, malgré une érosion: 51% au lieu de 54,4 en 2009.
Et en Basse-Autriche, le parti de Frank Stronach, qui était personnellement tête de liste, obtient 9% et, comme en carinthie, fait ainsi son entrée au gouvernement régional, dont les membres sont désignés à la proportionnelle.
Au total, un peu moins de 1.500.000 électeurs étaient appelés aux urnes et la participation a été d’environ 75%.

Chavez: Oliver Stone et Sean Penn pleurent la mort d’un « grand héros »

L’acteur américain Sean Penn et le président vénézuélien Hugo Chavez, le 5 mars 2011 à Caracas.(©AFP/Archives)
Le réalisateur américain Oliver Stone, supporteur de longue date d’Hugo Chavez, a qualifié mardi de « grand héros » le président vénézuélien peu après l’annonce officielle de sa mort, estimant qu’il « restera à jamais dans l’Histoire ».

« Je pleure la perte d’un grand héros pour la majorité de son peuple et pour tous ceux qui luttent à travers le monde pour avoir une place », a déclaré dans un communiqué le réalisateur de « JFK » et « Tueurs nés ».
« Détesté des classes (sociales) bien établies, Hugo Chavez restera à jamais dans l’Histoire », a-t-il estimé, ajoutant à l’égard du dirigeant décédé à l’âge de 58 ans: « Mon ami, repose en paix, (une paix) méritée depuis longtemps ».
Oliver Stone est un supporteur de longue date du leader vénézuélien qu’il avait interviewé pour un documentaire paru en 2009 et intitulé « South of the border », mettant en avant le rôle de Chavez dans les changements survenus en Amérique du Sud.
L’acteur engagé Sean Penn, un autre supporteur du président vénézuélien à Hollywood, a également rendu hommage à Chavez, estimant que les personnes pauvres de la planète avaient « perdu un champion » et l’Amérique « un ami qu’elle a toujours ignoré avoir ».
« Le Venezuela et sa révolution vont perdurer sous le leadership établi du vice-président (Nicolas) Maduro », a ajouté l’acteur oscarisé, qui avait développé une amitié avec Chavez, lui rendant visite au Venezuela à plusieurs reprises. Hugo Chavez avait lui-même qualifié Sean Penn « d’ami des causes justes ».
Hugo Chavez est décédé mardi à Caracas des suites d’un cancer diagnostiqué en juin 2011, mettant un point final à 14 années de pouvoir sans partage et ouvrant la voie à des élections anticipées d’ici 30 jours.
Le dirigeant disparu était une figure hautement controversée aux Etats-Unis, pays qu’il pourfendait à longueur de discours sans avoir toutefois jamais cessé de le livrer en pétrole.

Venezuela: Chavez, en chimiothérapie, a « bon moral »

Hugo Chavez le 3 juillet 2012 à Caracas(©AFP/Archives)
Le président vénézuélien Hugo Chavez subit une chimiothérapie pour son cancer et il a un « bon moral », a déclaré le vice-président Nicolas Maduro vendredi soir.

Le vice-président, dauphin désigné par M. Chavez, a révélé pour la première fois que le président, soigné à l’hôpital militaire de Caracas, commençait une chimiothérapie, après avoir été opéré pour la 4e fois en décembre à Cuba d’un cancer, et qu’il avait décidé la semaine dernière de poursuivre dans cet établissement un traitement « intensif ».
« Ses forces lui permettent à l’heure actuelle d’affronter les traitements qu’il subit et il a bon moral, pour se battre et recevoir des traitements », a déclaré M. Maduro aux journalistes, après la messe célébrée pour M. Chavez dans la nouvelle chapelle de l’hôpital.
Le leader de gauche et ses médecins cubains ont décidé de démarrer une chimiothérapie et une radiothérapie après une amélioration de son état de santé en janvier, a indiqué le vice-président.
Le président a subi une trachéotomie et une intubation pour l’aider à respirer après une infection respiratoire consécutive à son opération.
M. Maduro a rappelé que M. Chavez avait décidé de revenir au Venezuela en février, indiquant à ses collaborateurs: « Je vais entrer dans une nouvelle phase avec des traitements complémentaires, plus intensifs et très difficiles, et je veux être à Caracas, donc faites tout ce qui doit être fait pour mon retour dans de bonnes conditions à Caracas ».
Le président vénézuélien, âgé de 58 ans, est rentré de Cuba le 18 février, après avoir passé 70 jours à La Havane où il a été opéré le 11 décembre.
M. Maduro a expliqué que M. Chavez avait affronté les trois précédentes opérations « avec la certitude qu’il s’en sortirait », mais que pour la dernière, il savait qu’ »il y avait une possibilité qu’il n’en réchappe pas ».
Le vice-président, des dizaines de ministres et l’une des filles du président Chavez, Maria Gabriela, ont assisté ensemble vendredi à une messe « pour la santé du président vénézuélien » à l’occasion de l’inauguration d’une « chapelle de l’espérance », installée près de l’entrée de l’hôpital militaire de Caracas.
« A l’entrée de cet hôpital emblématique, (nous inaugurons) un lieu pour placer entre les mains de Dieu notre cher président Chavez ainsi que tous les malades qui sont ici, dans cette enceinte hospitalière », a déclaré le père Numa Molina, qui célébrait la messe retransmise à la télévision publique VTV.
Auparavant, M. Maduro et d’autres hauts responsables vénézuéliens avaient démenti les rumeurs indiquant que M. Chavez était mort, ou mourant. M. Maduro a demandé que cessent ces rumeurs sur la santé du président Hugo Chavez, « patient le plus harcelé de l’histoire » du Venezuela.
Il a aussi accusé les médias internationaux de se livrer à « une campagne pour déstabiliser le pays en mentant sur Chavez ».

Popularité: fort recul de la cote de Hollande et Ayrault

Le président François Hollande (d) et son Premier ministre Jean-Marc Ayrault, à Paris le 7 mars 2003
(©Pool/AFP/Archives)

Le président François Hollande perd 5 points de popularité en un mois avec 26% de satisfaits de son action, tandis que son Premier ministre Jean-Marc Ayrault en perd 3 points à 28%, selon le baromètre de l’action politique Ipsos/Le Point publié lundi.

23% des personnes interrogées ont un jugement « plutôt favorable » de l’action du chef de l’Etat en avril, en baisse de 5 points par rapport au mois de mars. 3% (=) ont un jugement « très favorable ».
70% des sondés (+6) ont un jugement « défavorable » de l’action de François Hollande. Dans le détail, ils sont 31% (-4) à porter un jugement « plutôt défavorable » et 39% (+10) à déclarer avoir un jugement « très défavorable ». 4% (-1) ne se prononcent pas.
Baisse sensible aussi pour Jean-Marc Ayrault. 26% (-2) des personnes interrogées ont un jugement « plutôt favorable » de son action, 2% (-1) « très défavorable ».
A l’inverse, les jugements défavorables progressent de 5 points à 64%, avec 33% (-3) de « plutôt défavorable » et 31% (+8) de « très défavorable ». 8% –2) ne se prononcent pas.
Dans le palmarès des leaders politiques, Manuel Valls conserve sa première place avec 52% (-2), devant Alain Juppé (49%, =), François Fillon (47%, +3), Nicolas Sarkozy (45%, + 1), Bertrand Delanoë (44%, =) et Christine Lagarde (44%, -2).
François Bayrou enregistre la plus forte progression avec 43% (+7) et passe ainsi de la 14e place à la 9e.
Marine Le Pen progresse de 2 points à 33% et se hisse à la 18e place (21e en mars), juste derrière Jean-Luc Mélenchon qui gagne un point à 35%. Le co-président du Parti de gauche arrive en 17e position, gagnant une place.
Sondage réalisé les 5 et 6 avril par téléphone auprès d’un échantillon national représentatif de 976 personnes (méthode des quotas).