Archives mensuelles : juillet 2015

Christine Lagarde et Marine Le Pen en tête du palmarès des femmes politiques

Christine Lagarde le 25 janvier 2013 à Davos(©AFP/Archives)
La directrice générale du FMI Christine Lagarde et la présidente du Front national Marine Le Pen arrivent en tête du palmarès des femmes politiques Ifop pour le Journal du dimanche, avec respectivement 34% et 31%.

Mmes Lagarde et Le Pen, auxquelles les personnes interrogées voient jouer « un rôle plus important à l’avenir dans la vie politique française », devancent Nathalie Kosciusko-Morizet et Rama Yade, qui totalisent chacune 27%.
Viennent ensuite les premières femmes de gauche, Martine Aubry et Christiane Taubira, 21% chacune, devant Rachida Dati et Ségolène Royal (19%), Valérie Pécresse (17%), Najat Vallaud-Belkacem (16%), Cécile Duflot (12%); Aurélie Filippetti (11%) ou encore Anne Hidalgo (10%).
Ce sondage a été réalisé du 27 février au 1er mars auprès d’un échantillon représentatif de 990 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

A Shanghai, un portrait de Mandela « boxé » au nom de la liberté

L’artiste belge Phil Akashi devant son portrait de Nelson Mandela, le 1er août 2013 à Shanghaï(©AFP)

Un portrait de Nelson Mandela tout juste achevé par un artiste belge dans son studio shanghaïen est à l’image de l’endurance inlassable du Sud-Africain: il l’a réalisé en frappant 27.000 fois un mur avec un gant de boxe marqué du caractère chinois « liberté ».

Hommage à celui qui pratiqua la boxe avant de prendre la tête du combat contre l’apartheid, et passa 27 ans en prison avant de devenir le premier président sud-africain, ce Mandela mural esquisse un fin sourire et affiche un regard bienveillant.
Il domine l’atelier de l’artiste belge Phil Akashi, 34 ans, qui a passé une bonne partie de la fin juin et du début juillet à enchaîner les coups de poings contre le mur, défiant l’étouffante chaleur de l’été de Shanghai — métropole où il a établi sa résidence.
« Je pense que j’ai perdu trois à cinq kilos en l’espace de cinq semaines », a-t-il raconté à l’AFP.
Il a entrepris son oeuvre, qui mesure six mètres de hauteur, après avoir appris que Mandela, hospitalisé à Pretoria depuis début juin, se battait pour rester en vie.
Depuis, l’état de santé de cette icône mondiale de la paix, qui a célébré en juillet ses 95 ans, s’est un peu amélioré, selon des informations de la présidence sud-africaine, même si en même temps celle-ci a indiqué qu’il restait dans « un état critique mais stable ».
Phil Akashi a employé pour son portrait de la pâte de cinabre, matière traditionnellement associée en Chine à la vie et à l’éternité, et opté pour une couleur noire, symbolisant le combat de Mandela contre l’apartheid.
« Je considère vraiment que Nelson Mandela est un extraordinaire artiste de la paix. Il constitue en vérité une fantastique source d’inspiration pour le monde entier », a souligné M. Akashi.
Le caractère « zi », employé pour construire le mot « liberté », figurait sur un sceau de style chinois en caoutchouc, attaché sur le gant.
Nelson Mandela avait reçu en 1993 le prix Nobel de la Paix, aux côtés du dernier président blanc d’Afrique du Sud, Frederik de Klerk, en raison de sa « longue marche vers la liberté » et son engagement dans la réconciliation nationale.
Mandela pourrait continuer à inspirer la jeunesse chinoise, a conclu Phil Akashi, estimant que sa vie pouvait apporter « un message d’espoir » et « inciter certains à agir et à se battre pour la liberté ».
 
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Mitt Romney: « c’est dur » de ne pas être président

Mitt Romney, candidat déchu, le 7 novembre 2012(©AFP/Archives)
Dans sa première interview depuis sa défaite en novembre, accordée à la chaîne Fox, Mitt Romney a confessé dimanche que « cela le frustrait de ne pas être à la Maison Blanche » pour régler les problèmes du pays, critiquant Barack Obama.

« Ca me frustre de ne pas être là, de ne pas être à la Maison Blanche pour faire ce qu’il faut faire », a-t-il confié sur Fox. « C’est dur », a-t-il ajouté.
Mitt Romney a vertement critiqué le président Obama pour sa gestion du dossier budgétaire et des coupes de 85 milliards de dollars entrées en vigueur vendredi faute d’accord conclu entre démocrates et républicains au Congrès.
« Personne ne peut penser que cela est un succès pour le président », a-t-il dit. Mais le candidat déchu a également fait son autocritique de sa campagne, reconnaissant des déclarations malheureuses et le manque d’ »efficacité » de son message visant les minorités, notamment hispanique et afro-américaine.
Il a par ailleurs décrit son expérience de campagne comme « des montagnes russes », avec « des hauts et des bas », alors qu’il a depuis complètement disparu des radars médiatiques.
Le 6 novembre 2012, il a été battu par le président sortant Barack Obama, après des mois d’une intense bataille et des montant record d’argent dépensés dans la campagne électorale.
« Nous étions sur des montagnes russes, (avec des moments) excitants et palpitants, des hauts et des bas. Mais tout s’est arrêté », a-t-il confié.
L’ancien gouverneur du Massachusetts (nord-est) est apparu aux côtés de sa femme Ann Romney. Celle-ci a reconnu que la transition entre les constants bains de foule et la protection d’agents du Secret Service, à une vie calme et en dehors des projecteurs avait requis un certain « ajustement ».
« C’était beaucoup d’énergie et de passion et de gens autour de nous, et tout d’un coup, il n’y avait plus rien », a-t-elle dit.

Christian Jacob (UMP) évoque un « matraquage » fiscal pour trouver 35 milliards d’euros

Le chef de file des députés UMP Christian Jacob, le 7 février 2013 à Paris(©AFP/Archives)
Le chef de file des députés UMP Christian Jacob a dénoncé mardi un « matraquage » fiscal en vue, jugeant « intenable » l’engagement gouvernemental de ne pas augmenter les impôts en 2014 sans réforme de structure et affirmant que la France doit trouver « environ 35 milliards d’euros ».

Face au « dérapage du déficit et du chômage », M. Jacob a reproché devant la presse au gouvernement de « nous la jouer sur l’air du +Tout va très bien Madame la marquise+ » alors qu’ »on voit dans quel matraquage on risque de partir, vu que sa ligne n’est pas de réduire les dépenses mais d’augmenter les impôts »
Affirmant que le gouvernement « essaie d’endormir les Français lorsque Jérôme Cahuzac (le ministre délégué au Budget) parle de 6 milliards d’euros à trouver sur des recettes one shot », le député-maire de Provins (Seine-et-Marne) a déclaré que « l’engagement de ne pas augmenter les impôts est intenable car il faut retrouver environ 35, voire 45 milliards d’euros, si le gouvernement ne fait pas de réformes de structure ».
Si la dégradation de la croissance et du chômage intervient dans un « contexte économique indéniable », M. Jacob a épinglé « une responsabilité directe du gouvernement, qui a supprimé toutes les réformes de structure comme la RGPP, toutes les mesures visant à abaisser le coût du travail et à renforcer le pouvoir d’achat (TVA compétitivité, défiscalisation des heures supplémentaires) et lâché la bride sur les dépenses publiques, encore récemment avec l’abrogation du jour de carence pour les fonctionnaires ».

EXCLUSIF AFP – Chine: un bourg du sud défie les autorités et exige des élections

Des véhicules endommagés en raison d’affrontements jonchent la rue principale de Shangpu, le 2 mars 2013(©AFP)Les habitants d’une bourgade du sud de la Chine se sont rebellés contre les autorités à propos de saisies de terres et demandaient dimanche des élections démocratiques, après des heurts violents avec des nervis envoyés par un responsable local, a constaté l’AFP.La police a interdit l’accès de la bourgade aux personnes étrangères et les habitants refusent de leur côté l’entrée aux responsables officiels, à quelques jours de l’ouverture de la session annuelle de l’Assemblée nationale populaire (ANP), le parlement chinois.Il y a une semaine, les habitants de Shangpu, dans la province du Guangdong, se sont battus avec un groupe de personnes envoyées, selon eux, par le chef local du Parti communiste et un homme d’affaires désireux de s’emparer de terres agricoles du village.Les faits rappellent l’affaire de Wukan, un village côtier du Guangdong, distant de 100 km, devenu célèbre fin 2011 pour s’être soulevé contre ses cadres communistes corrompus, accusés de s’être emparés de terres pour une opération immobilière.L’AFP est le premier média occidental à avoir pu entrer dans Shangpu depuis le début de l’affrontement.A l’entrée du village de 3.000 habitants, une quarantaine de membres des forces de l’ordre montent la garde, empêchant les véhicules de rentrer.Non loin, une banderole de tissu proclame: « Nous réclamons avec force des élections légales et démocratiques ». Dans le village, les maisons à un étage, typiques de la région, dont plusieurs abritent un atelier ou un petit magasin, donnent sur des rizières. La rue principale est jonchée de carcasses de voitures et de bris de verres, reliques des affrontements qui viennent de s’y dérouler. Les habitants réclament le droit d’élire leur représentant et de donner leur avis sur le projet très controversé de transformer les rizières environnantes en zone industrielle. « Ça devrait être décidé par un vote des villageois », déclare un des meneurs du mouvement de protestation. « Le chef du village devrait représenter nos intérêts, mais ce n’est pas le cas ».Les habitants craignent qu’une fois la session annuelle du parlement chinois entamée, mardi, les autorités cherchent à écraser le mouvement de contestation.« Afin de maintenir la stabilité, elles (les autorités) ne veulent pas recourir à la force avant la réunion » du parlement, ajoute un autre villageois. « Nous avons peur qu’elles reviennent ».