Polémique à Bordeaux sur le chien de Michèle Delaunay

La ministre en charge des Personnes âgées, Michèle Delaunay, le 13 février 2013 à Paris(©AFP/Archives)
Le chien de la ministre socialiste en charge des Personnes âgées Michèle Delaunay a suscité une polémique à Bordeaux, après un article rapportant qu’il aurait mordu un policier municipal, ce qu’elle dément, assurant qu’il s’agissait d’un « événement provoqué » dans cette ville UMP.

Le journal Sud Ouest a rapporté samedi matin un compte-rendu de police, remontant au 23 février, selon lequel, « l’agent 378 a salué verbalement une personne (la ministre, ndlr) et dans le même temps l’animal – un berger allemand – saute sur l’agent en le mordant au bras à deux reprises ».
Le policier n’a pas été blessé et la ministre, qui est bordelaise, a démenti. « L’intention de cet évènement provoqué est révélée par le fait que c’est un conseiller municipal de la majorité qui a averti le journal », a-t-elle déclaré au quotidien.
Contacté par l’AFP, la ministre a regretté un « non-événement qui n’est pas à la hauteur de la situation du pays » et s’est dite « attristée et choquée que cette histoire qui n’en vaut pas la peine ait été relayée ».
Mme Delaunay a réaffirmé que lorsque le policier municipal s’est approché d’elle sans raison apparente alors qu’elle se tenait sur le perron de sa porte, son chien « a aboyé et comme tout bon chien a défendu sa maîtresse et son perron » et qu’il a alors « effleuré » le bras du policier.
Selon elle, « le policier, qui tenait en main un type de talkie-walkie, ne peut apporter aucune preuve de la moindre agression de mon chien. Son vêtement ne présentait pas la moindre morsure et tout le problème repose sur ce terme employé », a-t-elle ajouté, assurant que son chien « n’est pas du tout agressif, au contraire ».
Michèle Delaunay a renoncé à son mandat de députée socialiste à Bordeaux lorsqu’elle a été nommée ministre au sein du gouvernement de Jean-Marc Ayrault.
Elle avait ravi la deuxième circonscription de la capitale girondine en 2007 à l’ex-Premier ministre Alain Juppé (UMP), qui est toujours maire de la ville.
« Je suis choquée qu’un conseiller municipal » de la majorité ait « signalé ce fait au journaliste » de Sud Ouest, « la campagne est en effet ouverte », a-t-elle regretté.
Les élections municipales de 2014 à Bordeaux pourraient opposer son suppléant, le président PS de la communauté urbaine de Bordeaux Vincent Feltesse, à Alain Juppé.
« Les policiers municipaux ont dressé un rapport et restent fermes sur la version des faits », indique de son côté à l’AFP le président du Syndicat de défense des policiers municipaux (SDPM), Cédric Michel, qui souhaite des « excuses » de la part de la ministre.

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